Petits oiseaux figés qui voltigent et tournent au dessus de mes yeux. Accrochés à des fils pendus, ils tourbillonnent au ralenti poussé par un vent inexistant. Je les regarde. Je les fixe, je ne les quitte plus. Mon coeur bat dans mes oreilles et son écho me donne la vague impression que c'est l'unique son qui existe sur terre. Je n'entends plus rien, je ne bouge plus, je n'existe plus. Seuls les cognements existentiels tambourinent dans ce silence. Mon corps est une anémone. Mon corps est une étoile. Je suis au fond, au fond de mes larmes, plongée dedans comme un bateau qui a coulé après une valse. J'ai l'impression que je n'arriverais pas à émerger. Des algues invisibles me retiennent dans cette bassine, dans cette boite, dans cette prison. Respire. Souffle de fantôme. Ailes pliés à jamais, ils dansent encore. Ils me narguent. Nous, on est figée en haut et toi tu l'es en bas. Nous, on est bloqué dans le ciel et toi tu l'es dans le néant. Je suis une ancre rouillée, je suis une ancre abandonnée, je suis une ancre déliée, je suis une ancre oubliée. Respire. Ils sont combien d'ailleurs ? Cinq volatiles morts par branches métalliques ? Je suis combien moi d'ailleurs ? Dix-huit peaux mortes par surfaces de corps ? Ils s'arrêtent. Respire. J'ai envie de les attraper, de les toucher, d'en profiter pour les capturer. Mais la cage d'eau m'entoure et ils reprennent leur danse. La chaleur me frigorifie. Mes yeux sont mouillés et je ne sais plus pourquoi. Respire. Il faut sortir. Il faut en finir. Depuis combien de temps es-tu coincée là ? Deux temps ? Peut-être trois ? J'ai vieilli ? Mes bouts de doigts me le confirment, ils sont tout rapés et tirent la gueule d'une grand-mère qui n'appartient pas à Botoxliwood. Merde. Je fonds. Je m'allège d'une pesanteur terrestre qui m'a couverte de honte. Cette mutation. Ce semblant de libération. Une peau neuve à déchiqueter de nouveau s'offre au monde volant. Expire. Ils piaillent. Et j'en meurs de vie.
Comme j'ai accès à internet à l'hôtel, j'en profite pour vous montrer un peu mes photos prises sur place depuis vendredi. J'essayerais d'en publier plusieurs pendant la semaine.
Ce soir, il y a la soirée d'ouverture avec le spectacle Coup de Foudre du groupe F. Parait que ça va être grandiose. J'ai été faire un tour lors des préparatifs de la scène ce week-end et rien que la mise en place était impressionnante alors je n'imagine même pas ce que ça va donner ensuite !

Puis j'ai fait un tour de la ville pour me repérer plus facilement et éviter pendant les spectacles de courir après une rue inconnue. Même si je ne connais pas encore Périgueux sur le bout des doigts, on peut dire que c'est une ville facile à vivre où les innombrables petites ruelles mènent presque à Rome. Combien de fois elles ont pu me sauver lorsque je me retrouvais ailleurs que là où je voulais aller ahah.
A l'arrière-plan, on peut voir un bout de la cathédrale. Comme elle a été prise et reprise en photos maintes fois (sisi, j'ai vu des cartes postales très jolies ahah.), je ne me suis pas tellement attardée dessus. Mon truc, c'est plus les petites ruelles où il n'y a pas un chat hehe.

Rue du Calvaire. Le gosse "Taz" l'a de suite compris. Il tirait la tronche dans la montée ahah. Et puis il m'a fait un petit sourire-grimace. J'aime beaucoup cette photo, c'est ma préféré, je la trouve plutôt marrante :)
Mimos est partout youpidou ! (ouais, j'aime bien faire des commentaires niais de la sorte mouahah.)
Détails : Mariés emprisonnés et petite Deux Chevaux orange comme énergie de la nature. J'en ai vu aussi une jaune sur le chemin du retour tout à l'heure.
Je suis en train de préparer un post de mes photos de cet aprèm de deux spectacles du Mim'Off qui sont des spectacles de rues au chapeau et qui se font en parallèle de Mimos.
Quelques photos sans intérêt créatif ni artistique mais que j'aime beaucoup juste pour leurs petites bouilles. Fucking miss them.
J'ai des tas d'idées et de projets photo ! Ne manque plus que le temps youpidou. J'ai envie de faire le come-back de ma soeur qu'on ne voit plus tant que ça (bah ouais, une gosse, ça grandit et des fois, c'est pas d'humeur à se faire prendre en photo ahah.) et de Marie que j'ai promis il y a un bail déjà. Un jour viendra.
Je pars jeudi à Périgueux pour le festival de Mimes. J'y travaille pendant une semaine en tant que photographe bénévole et j'aurais droit (si tout se passe bien) à une de mes photos prises sur place publiées tous les soirs dans le journal local. Apparemment, le rédacteur cherche à avoir un point de vue jeune et décalé. Bordel, comment je vais faire ça ? On croise les doigts.















